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“Ecrivain public : un vieux métier d’avenir”. Tel est le titre de l’ouvrage de Geneviève MADOU (éditions du Puits Fleuri), et qui définit parfaitement la situation de cette profession.
En effet, le métier existe depuis l’Antiquité, avec les scribes d’Egypte notamment. Ceux-ci recopiaient, répertoriaient et classaient les documents, et servaient à tous les étages de l’administration, jusqu’au scribe royal.
La profession d’écrivain public a beaucoup évolué depuis ces temps anciens. Aujourd’hui, l’écrivain public intervient pour rédiger des écrits administratifs et personnels, lire des courriers, remplir des imprimés... Contrairement aux idées reçues, il n’est pas uniquement sollicité par des personnes en difficulté face à l’écrit. Son travail peut également l’amener à rédiger des mémoires : ouvrages, rapports, monographies, travaux littéraires..., tout type de rédaction peut lui être confié.
Le recours à un écrivain public est de plus en plus fréquent, ce qui s’explique ainsi : taux constant d’illétrisme dans notre société, forte valeur juridique de l’écrit, vieillissement de la population dans les pays occidentaux, organisation administrative compliquée et incompatible avec la disponibilité de certains usagers...
L’écrivain public se sent tenu au secret professionnel, et respecte la confidentialité des propos et des écrits dont il a eu connaissance. Actuellement, les écrivains publics officiellement déclarés en France sont au nombre de 350.
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